lundi 19 novembre 2007

Jour 2 – De Vinh Long à Saigon : Flooded !

Je n’ai pas passé de nuit dans le Delta, en début de soirée après mon tour de bateau, je repars pour Saigon où je devais prendre le train de 23h pour Da Nang. Sauf que sur le trajet il s’est mis à pleuvoir … à pleuvoir beaucoup ! Rappelons juste que le Vietnam sortait tout juste de la période des typhons et qu’ils ont été particulièrement dévastateurs cette année. Donc la terre et les canalisations n’ont pas encore eu le temps de gérer les trop plein d’eau et la conséquence immédiate aux grosses pluies (dans l’absolu j’avais déjà vu des pluies plus impressionnantes à Singapour) c’est d’importantes inondations. Vous m’excuserez pour la qualité de photos mais je voudrais vous y voir d’essayer de rendre une inondation au travers des vitres d’un bus en mouvement et en pleine nuit …
Donc il faut peut-être quelques indications pour comprendre ce qu’on voit : sur la première photo il s’agit d’une station service inondée, sur la deuxième on peut deviner un mec sur un vélo et la troisième il s’agit juste d’une rue. Quand il s’est mis à pleuvoir je me suis juste dit « putain ça va être galère d’aller de la gare de bus à la gare de train en moto-taxi avec mon gros sac sur le dos. Quand la pluie s’est intensifié et que les routes ont commencé à être inondées j’ai commencé à douter de réussir à avoir mon train car le trajet de bus prenait déjà 3h en temps normal et ça me laissait juste une heure pour rejoindre la gare de train, or plus ça allait et plus je m’attendais à ce que le bus s’arrête et que quelqu’un annonce « Désolé on peut plus avancer … ». Et mon espoir de voir la situation s’arranger en arrivant dans Saigon était vain, donc pour moi quand on a découvert la ville la plus importante du Vietnam avec 50 cm d’eau dans toutes les rues, on était depuis longtemps passé dans la catégorie situation de crise et catastrophe naturelle. Mais les vietnamiens ça avait pas l’air de les inquiéter plus que ça, le trafic s’en voyait à peine réduit, juste un peu plus bordélique, bien que mecs sur moto ou vélo avaient les pieds sous l’eau pour donner une idée du niveau d’eau. Donc malgré tout j’ai facilement trouvé un moto-taxi pour m’emmener à la gare et même si j’ai grave serré les fesses sur le trajet, j’ai réussi à sauver mes affaires de l’inondation grasse à un merveilleux poncho militaire que j’avais eu la bonne idée de me procurer, et j’arrive même à choper mon train nickel. Là je comprends pas trop bien mais une fois le train partit, au lieu de te demander ton ticket on t’en file un sur lequel y a écrit un charabia en vietnamien sauf les deux derniers mots : Good Luck … moi qui pensait avoir passé l’étape délicate, j’allais pas être déçu.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Tu devrais lançer un quizzzz !! Alors à votre avis qu'est-il arrivé a Tangi ?Alice