mardi 11 septembre 2007

… mais je peux vivre sans elle

Vendredi dernier, j’ai profité de l’absence de mon superviseur pour m’éclipser un peu plutôt du taf direction Malacca en Malaisie. Charmante ville de la côte ouest de la Malaisie à environ 4h de Singapour, elle se caractérise par une forte influence hollandaise et portugaise … on ne répétera jamais suffisamment les bienfaits de la colonisation frénétique.
La ville est aussi le berceau de la culture baba-nonya qui est un mélange entre chinois-malais qui se ressent principalement dans la bouffe. Ci-dessous, le fameux (dans les deux sens du terme) Laksa Nonya. J’espère que vous avez suivi toujours pour le mélange culturel, car la ville compte aussi des communautés Peranakan et Chitty, sans oublier les traditionnels Chinatown et Little India. Perso je suis perdu et eux aussi, à tel point qu’ils ont été obligé de désigner une zone « quartier malais » … j’imagine bien à Nantes un touriste en visite qui entendrait : « et sur votre gauche le quartier français …» La ville est donc un mélange « de boutiques peranakan, d’architecture portugaise et hollandaise, de mosquées islamiques, et temples bouddhistes, hindouistes et taoïstes D’autre part, je ne sais pas si c’est le fait de voyager tout seul ou si les habitants de Malacca sont très chaleureux de nature, mais tout le monde tenait à me taper la discute, m’aider et surtout à savoir d’où je venais. Je pense que le fait de loger dans les dortoirs facilite aussi grandement le contact … Bref, ça m’a valu des moments sympathiques, quoique presque répétitif, car j’avais inlassablement le droit au couplet : Thierry Henry, Zinedine Zidane, et j’ai fini par comprendre avec mon 3ème autochtone que « machabatini » est l’équivalent phonétique asiatique pour « Michel Platini » Je regrette cependant de ne pas avoir eu le temps de m’écarter de la ville pour aller voir les alentours et notamment Pulau Besar (mes modestes connaissances de la langue malaise me permettant de traduire ça en Ile Grosse) située à une heure de Malacca. Mais j’ai en fait été plutôt avisé car lorsque je me suis pointé à la gare de bus avec 3h d’avance sur la limite que je m’étais fixée, je me suis rapidement rendu compte qu’il n’y avait plus aucune place de la journée dans aucun bus pour Singapour ou pour JB. Je ne sais donc par quel miracle j’ai réussi à racheter ce billet au rabais à une nana qui avait acheté le mauvais billet, pour un bus qui partait à destination de Singapour dans la minute …

1 commentaire:

Diane Morel a dit…

Alors ça y est tu es un traveller, un vrai, un mec qui voyage tout seul et qui crèche dans les dortoirs. Un mec qui se fait des rallyes fast-food, et dont le compagnon de voyage est un ballon de volley un peu dégonflé... En tous cas continue à nous racontertes aventures tangiesques, tu nous fais bien marré !!
Bonne route.